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Qu’est-ce qu’un pneumologue ?

schema poumon

Le pneumologue : Introduction de la pneumologie

J’ai toujours beaucoup aimé cette spécialité qu’est la pneumologie. C’est une spécialité très intéressante, très variée et s’occupant d’une grande partie du corps humain. Le pneumologue est le médecin spécialiste des maladies respiratoires.
La pneumologie, connue sous le nom de médecine thoracique dans certains pays, est une spécialité médicale. Les pneumologues peuvent traiter un large éventail de maladies et de troubles respiratoires. Cela va de l’asthme et la bronchite jusqu’au cancer du poumon et à la BPCO (bronchopneumopathie chronique obstructive). Devenir pneumologue nécessite 13 ans d’études et de formation, parfois plus pour certaines sous-spécialités. Car en effet, en plus d’être pneumologue, certains d’entre eux vont devenir des « hyper-spécialistes » dans un domaine très précis. Certains s’occuperont plus particulièrement de la plèvre quand d’autres ne s’occuperont que du cancer du poumon.

En France en 2020, il y avait un peu plus de 3 000 pneumologues. Pour vous donner un ordre de grandeur, les médecins généralistes étaient un peu plus de 100 000. 

Que soigne un pneumologue ? 

diagnostic pneumologue

Définition générale d’un pneumologue 

On forme des pneumologues pour diagnostiquer les maladies respiratoires, pour les traiter et les gérer. Ils ont aussi un rôle de prévention des maladies respiratoires (lutte contre le tabagisme entre autres). En outre, ils ont une connaissance approfondie de l’impact des maladies respiratoires sur d’autres systèmes organiques interconnectés.

Pour expliquer cette phrase un peu complexe, on va prendre l’exemple du couple cœur-poumon. En effet, il arrive fréquemment que lorsque le cœur est malade, les poumons souffrent, et inversement. Certaines des maladies respiratoires sont primaires (c’est-à-dire qu’elles trouvent leur origine dans les voies respiratoires). D’autres maladies respiratoires sont secondaires (c’est-à-dire qu’elles sont la conséquence d’une autre affection). Un cancer du poumon est une maladie primaire. L’embolie pulmonaire est une maladie secondaire. En effet, la maladie initiale est une phlébite des membres inférieurs par exemple. 

Un pneumologue peut être le seul spécialiste de certaines maladies. Il peut aussi faire partie d’une équipe de soins composée de plusieurs médecins. Il s’agira d’un médecin généraliste, d’un oncologue, d’un rhumatologue, d’un chirurgien thoracique, d’un cardiologue, d’un généticien, d’un allergologue, d’un spécialiste des soins intensifs… Par exemple, quand un patient souffre d’une dyspnée d’effort (gêne respiratoire), il peut y avoir deux origines. On dit que la dyspnée est d’origine mixte, à savoir d’origine cardiologique et d’origine respiratoire. 

Listes de maladies qu’un pneumologue peut diagnostiquer et traiter 

système respiratoire

La liste ci-dessous n’est pas exhaustive, mais elle est un bon reflet de l’activité d’un pneumologue. 

Premier groupe  

  • Asthme : maladie chronique caractérisée par une respiration sifflante (sibilants, en langage médical. Ça fait tout de suite mieux !). On pourra aussi avoir une oppression thoracique, un essoufflement et une toux périodique. 
  • Allergies respiratoires : Maladies se déclenchant au contact de substances que l’on appelle “aéro-allergènes”. Les aéro-allergénes sont par exemple des pollens, des poils d’animaux, de la moisissure, de la poussière… 
  • Bronchectasie : affection qui résulte de l’endommagement et de la dilatation (élargissement) des grandes voies respiratoires bronchiques. Appelée également dilatation des bronches (DDB). Pour une fois que le nom est simple et logique ! 
  • Bronchite : inflammation aigüe ou chronique des voies respiratoires, généralement causée par une infection.  
  • Bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) : groupe de maladies pulmonaires inflammatoires et obstructives comprenant la bronchite chronique et l’emphysème. C’est la fameuse BPCO dont beaucoup de monde a entendu parler. Liée le plus souvent aux méfaits du tabac. Qu’on se le dise ! Un gros morceau pour le pneumologue! 
  • Mucoviscidose : maladie héréditaire potentiellement mortelle, caractérisée par une production excessive de mucus dans les poumons et le tube digestif. Le mucus des voies respiratoires est un gel. Ce gel est essentiellement constitué d’eau et de mucines. Le mucus des voies aériennes piège les toxines inhalées et les transporte hors des poumons par le biais des battements ciliaires et de la toux.  
  • Pneumopathies interstitielles : terme générique désignant un groupe de maladies qui provoquent une cicatrisation (fibrose) des poumons. Cette fibrose survient généralement à la suite d’une exposition toxique ou d’une maladie auto-immune. 

Deuxième groupe 

cancer du poumon
  • Cancer du poumon : comprend le cancer du poumon non à petites cellules et le cancer du poumon à petites cellules. On va en rester là pour le cancer. De savoir qu’il y a de grandes et de petites cellules cancéreuses ne vous fera pas beaucoup avancer pour autant ! Mais au moins, vous aurez appris quelque chose ! 
  • Maladies pulmonaires professionnelles, telles que l’asbestose, la silicose, la byssinose (maladie du poumon brun) et la pneumonie hypersensible. 
  • Epanchement pleural : Accumulation de liquide entre les membranes entourant le poumon (appelées plèvre). Cet épanchement survient le plus souvent à la suite d’une insuffisance cardiaque ou d’une inflammation pulmonaire. 
  • Pneumonie : Infection qui enflamme les alvéoles (sacs d’air) d’un ou des deux poumons, les faisant se remplir de liquide ou de pus. Il est généralement conseillé de consulter un pneumologue dans ce cas-là. 
  • Pneumothorax : Poumon affaissé causé par de nombreux types de maladies, notamment la BPCO, la fibrose kystique et la pneumonie. Cela peut être également d’origine traumatique. On retrouve une présence anormale d’air dans la cavité pleurale (c’est à dire entre les deux feuillets de la plèvre).  
  • Embolie pulmonaire : Affection dans laquelle un caillot de sang bloque une ou plusieurs artères des poumons (les artères pulmonaires). C’est une pathologie fréquente, surtout chez les personnes âgées et c’est redoutable. 

Troisième groupe 

  • Hypertension artérielle pulmonaire : Forme grave d’hypertension artérielle causée par l’obstruction ou le rétrécissement des artères pulmonaires (celle allant du cœur vers les poumons). On l’appelle dans notre jargon précieux l’HTAP. Cette tension ne se mesure pas avec un tensiomètre (comme vous avez l’habitude). Elle se mesure en réalisant une échographie cardiaque transthoracique associée au doppler (ETT). Vous voyez, cardiologie et pneumologie sont intimement liés comme on le disait auparavant. 
  • La maladie pulmonaire rhumatoïde : Causée par la polyarthrite rhumatoïde qui cible parfois les tissus des poumons. Dans ce cas, elle entraîne une inflammation (pleurite), une fibrose et un épanchement pleural. 
  • Sarcoïdose : Maladie inflammatoire d’origine inconnue qui se caractérise par la formation de granulomes dans les poumons et d’autres organes. Ces granulomes sont de minuscules granules ou boules de cellules immunitaires.
  • Apnée du sommeil : Trouble du sommeil potentiellement grave dans lequel la respiration s’arrête et reprend sporadiquement. 
  • Pneumothorax sous tension : Accumulation progressive et grave d’air dans la cavité thoracique à la suite d’une coupure ou d’une déchirure du poumon. 
  • Tuberculose : Maladie pulmonaire infectieuse causée par la bactérie Mycobacterium tuberculosis. Le pneumologue en est le principal spécialiste. 
  • Maladies rares : Lymphangioléiomyomatose (LAM), histiocytose, GVH pulmonaire, dyskinésie ciliaire, sclérose tubéreuse de Bourneville. Vous en voulez encore ? C’était juste pour votre cuture générale de connaitre ces noms … un peu compliqués ! 

Un pneumologue s’appuie sur un large éventail d’outils et de techniques pour diagnostiquer et traiter les maladies respiratoires

Parfois, le diagnostic et le traitement d’une maladie se fera dans le même temps par le pneumologue. Ce sera le cas pendant une bronchoscopie par exemple. Tout un programme donc. Allons découvrir tout cela ! Vous êtes impatients, je le sens. 

Outils permettant le diagnostic 

radio poumon

Les pneumologues diagnostiquent les maladies respiratoires à l’aide d’une combinaison de procédures. Ces dernières peuvent inclure un examen physique (examen clinique) et des tests de laboratoire. Il pourra y avoir également des tests respiratoires, des études d’imagerie et même une chirurgie exploratoire.  

Voici la liste de ces explorations.  

Premier groupe  

Les tests de la fonction pulmonaire sont des tests respiratoires. Ils mesurent le débit d’air, le volume pulmonaire, les échanges gazeux et la fonction des muscles respiratoires. Ils comprennent la spirométrie (EFR), la gazométrie et l’oxymétrie de pouls.  

  • La spirométrie également appelée EFR (explorations fonctionnelles respiratoires) est un test courant au cabinet du pneumologue. Ce test mesure la capacité pulmonaire et la fonction respiratoire. Il évalue le bon fonctionnement de vos poumons en mesurant la quantité d’air que vous inspirez, la quantité d’air que vous expirez et la vitesse à laquelle vous expirez. La spirométrie est utile pour diagnostiquer l’asthme, la bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO). On l’utilisera aussi pour d’autres maladies qui affectent la respiration.
  • La gazométrie artérielle. L’analyse sanguine des gaz artériels est une procédure courante pour un pneumologue. L’analyse sanguine des gaz artériels donne des informations sur l’état respiratoire et l’état acido-basique du patient. On peut notamment mesurer les taux d’oxygène, de dioxyde de carbone et de bicarbonate. Ces données permettent d’identifier le type de trouble acido-basique (métabolique, respiratoire ou mixte). La gazométrie (gaz du sang) se fait par un prélèvement par piqure au niveau de l’artère radiale du poignet. Ce n’est pas très sympa comme examen, car un peu douloureux quand même. Mais c’est un examen très important dans de nombreux cas.
  • Oxymètre de pouls. C’est un examen plus facile à réaliser que les EFR et la gazométrie. Cet examen sert à mesurer la saturation du sang en oxygène et le pouls. Ça se présente comme une petite pince que l’on met au bout d’un doigt.

Deuxième groupe 

  • Un débitmètre de pointe (appelé également peak flow) : C’est un appareil portable et facile à utiliser qui mesure la capacité de vos poumons à expulser l’air. En soufflant rapidement de l’air à travers un embout situé à une extrémité, le débitmètre de pointe peut mesurer la force de l’air en litres par minute. Il permet aussi de vous donner une lecture sur une échelle numérotée intégrée. Petit appareil souvent pour surveiller les patients asthmatiques et apprécié du pneumologue. 
  • L’épreuve d’effort cardio-pulmonaire : Elle permet d’analyser, souffle par souffle, les échanges gazeux respiratoires et la fonction cardiaque pendant une période d’effort. 
  • Les examens d’imagerie thoracique : Ils comprennent essentiellement la radiographie du thorax et la tomodensitométrie (TDM ou scanner plus simplement). On pourra faire aussi une IRM (imagerie par résonance magnétique. La fluoroscopie thoracique est une utilisation d’un faisceau continu de rayons X pour visualiser le mouvement des poumons. Lors d’une échographie endobronchique, le médecin insère une sonde à ultrason dans les poumons via la trachée. Tout un programme ces examens! 
  • La scintigraphie pulmonaire : Type d’étude d’imagerie qui utilise des traceurs radioactifs. Elle comprend la scintigraphie pulmonaire de ventilation et de perfusion. Elle permet de mesurer le flux d’air et de sang dans les poumons (en fait, elle mesure l’arrivée de l’air et du sang dans les poumons). Il y aura aussi en médecine nucléaire la réalisation de tomographie par émission de positons (que l’on appelle le TEP scan). Ce dernier mesure une activité métabolique suspecte pouvant être compatible avec un cancer. Là, on rentre dans la médecine très, très sophistiquée, et qui devient aussi de plus en plus le quotidien de nombreux malades. 

Troisième groupe 

  • La bronchoscopie : C’est une examen pendant lequel on utilise un bronchoscope. C’est un appareil à fibre optique. On insère le bronchoscope dans la bouche puis dans la trachée. Il permet de visualiser les voies aériennes internes des poumons. On utilise des bronchoscopes souples et rigides. 
  • Le lavage bronchoalvéolaire : Examen effectué au cours d’une bronchoscopie. Il consiste à injecter de l’eau stérile dans les voies respiratoires. On aspire et on recueille cette eau stérile pour l’envoyer au laboratoire. Les analyses renseigneront le pneumologue sur l’éventuelle présence de cellules suspectes, et de microbes (entre autres). 
  • La biopsie transbronchique : Elle est réalisée au cours d’une bronchoscopie. Elle permettra de prélever un échantillon de tissu dans les voies respiratoires plus profondes. On recherchera un cancer, une infection, une maladie inflammatoire. 
  • La biopsie pleurale : C’est un procédure peu invasive. Pendant cet examen, on insère une aiguille à travers la paroi thoracique pour prélever un petit morceau de membrane pleurale. 
  • La thoracentèse : Elle consiste à insérer une aiguille à travers la paroi thoracique pour prélever du liquide dans l’espace pleural. 
  • La pleuroscopie (appelée également thoracoscopie) : Pendant cet examen, un fibroscope est inséré à travers une incision dans la poitrine. Cela permettra de visualiser l’espace pleural. Oulala, ça paraît barbare cet examen. Mais rassurez-vous, les patients sont endormis … bien évidemment ! 

Outils permettant le traitement 

L’éventail des traitements utilisés en pneumologie est aussi vaste et varié que les types de maladies diagnostiquées. Voici quelques-uns des traitements les plus courants, tant pharmaceutiques que mécaniques. 

Premier groupe 

  • Les antibiotiques seront pris par voie orale ou par voie intraveineuse (à travers une veine). Ils permettront de traiter des infections allant de la bronchite à la tuberculose. 
  • Les bronchodilatateurs tels que le salbutamol (Ventoline, Airomir…), le salmétérol et le formotérol seront inhalés. Ils permettront d’ouvrir les voies respiratoires des personnes souffrant d’asthme ou de BPCO. 
  • Les corticostéroïdes (la cortisone en langage français) peuvent être administrés de plusieurs façons. Ils pourront être inhalés. Ils pourront aussi être pris par voie orale afin de réduire l’inflammation systémique (inflammation du corps dans son ensemble). Enfin, il sera possible de les administrer à l’aide d’un appareil à aérosols. 
  • Les vasodilatateurs sont un type de médicament pris par voie orale, par inhalation ou par voie intraveineuse. Ils permettront d’ouvrir les vaisseaux sanguins rétrécis dans les poumons. 
  • La rééducation respiratoire fait appel à différentes techniques mécaniques (comme la percussion thoracique et le drainage postural). Ceci aura pour but de détacher le mucus et de dégager les voies respiratoires. Cette technique sera utilisée chez les personnes atteintes de BPCO, de mucoviscidose et de troubles pulmonaires neuromusculaires. 
  • Le dispositif de pression positive continue (CPAP) est un appareil portable utilisé pour traiter l’apnée du sommeil. Il va servir à maintenir ouvertes les voies respiratoires, en forçant l’arrivée d’air dans ces dernières. Appareil très glamour pour consolider les relations amoureuses d’un couple…mais exigé par le pneumologue intransigeant ! 
  • L’oxygénothérapie fournit un complément d’oxygène aux personnes souffrant de problèmes respiratoires. L’appareil peut délivrer de l’oxygène par le biais d’un masque facial, de pinces nasales ou d’une trachéotomie (une ouverture dans la trachée). 

Deuxième groupe 

  • La thoracostomie est l’insertion d’une aiguille ou d’un tube dans l’espace pleural. Cela permet de drainer le liquide ou permettre à l’air de s’échapper (le plus souvent pour traiter un pneumothorax sous tension). 
  • La bronchoscopie par ballonnet est une technique utilisée pour dilater les voies respiratoires rétrécies, en gonflant un ballonnet dans les voies respiratoires. 
  • La pose d’une endoprothèse dans les voies respiratoires. Cela consiste à insérer des petits tubes, appelés endoprothèses, dans les voies respiratoires obstruées ou rétrécies (trachée ou bronches). 
  • Utilisation de laser bronchique lors de la réalisation d’une bronchoscopie. 
  • La pleurodèse est une technique au cours de laquelle des produits chimiques sont injectés dans l’espace pleural. Cette injection de produit chimique va permettre aux deux membranes de la plèvre de fusionner. Elle est utilisée pour des personnes souffrant d’affections pleurales récurrentes (cancer pleural par exemple). C’est ce qu’on appelle aussi le talcage. 
  • L’ablation des voies respiratoires est une technique réalisée à l’aide de lasers, d’une intervention chirurgicale ou d’agents thermiques. Ces différents traitements peuvent améliorer la respiration chez les personnes atteintes de BPCO et d’asthme en supprimant (ablation) les muscles associés à la constriction respiratoire. 
  • Les lobectomies et les transplantations pulmonaires peuvent être à l’initiative d’un pneumologue. Par contre, elles seront réalisées par un chirurgien thoracique.  
  • Les traitements anti-allergiques : antihistaminiques (la base !), les corticoïdes, l’adrénaline injectable en cas de choc anaphylactique (réaction allergique grave, immédiate, affectant tout l’organisme). La suppression de l’exposition à l’allergène responsable est le traitement le plus efficace si cela est possible. Le pneumologue pourra également conseiller une désensibilisation. 
  • Traitements de l’asthme par anti-cytokines. Traitements très particuliers et pointu, uniquement utilisé par un pneumologue 

Quelles sont les sous-spécialités du pneumologue ?

sous specialites pneumologues

Si de nombreux pneumologues conservent une pratique générale dans un hôpital, un cabinet médical ou une clinique, d’autres s’orientent vers des sous-spécialités. Ces sous-spécialités nécessitent une formation supplémentaire. Et oui, comme dans pratiquement toutes les spécialités médicales, certains médecins deviennent des hyper-spécialistes. On va donner quelques exemples ci-dessous de pneumologues s’occupant plus exclusivement de sujets très « pointus ».

  • Les maladies pulmonaires interstitielles : Ce sont des maladies caractérisées par une inflammation et une cicatrisation fibreuse. Elles sont provoquées par la détérioration des cellules qui entourent les alvéoles (plus précisément, les sacs alvéolaires). 
  • La pneumologie interventionnelle : Cela concerne les troubles des voies respiratoires, le cancer du poumon et les maladies de la plèvre. Dans ce cas-là, on se trouve à la croisée des chemins entre la médecine et la chirurgie. 
  • Médecine de transplantation pulmonaire. Sont bien évidemment concernés les chirurgiens thoraciques, mais aussi certains pneumologues, qui se spécialisent dans ce sujet, au combien complexe ! 
  • Les maladies neuromusculaires : Maladies résultant d’une insuffisance des muscles respiratoires. 
  • Maladie pulmonaire obstructive : Pathologies causées par le rétrécissement ou l’obstruction des voies respiratoires. 
  • Médecine des soins intensifs en pneumologie. En effet, certains pneumologues sont également médecins réanimateurs. Là, ça force le respect, car ils ont des compétences stratosphériques ces soignants-là. 
  • Troubles respiratoires du sommeil : Du ronflement au syndrome d’apnée obstructive du sommeil. 
  • La pneumologie pédiatrique est une sous-spécialité de la pédiatrie. Là aussi, c’est une sous-spécialité avec un champ d’activité énorme. Ces médecins sont à la fois pédiatres et pneumologues !  

Conseils pour les rendez-vous avec un pneumologue

consultation chez le pneumologue

Préparatifs de la consultation 

Avant votre rendez-vous avec le pneumologue, il y a une phase préparatoire afin que cette consultation spécialisée soit la plus efficace possible. 

Il faudra impliquer votre médecin traitant en lui demandant un courrier d’introduction expliquant précisément votre problème. Il faudra préparer les documents à amener avec vous : rapports de laboratoire, examens d’imagerie pertinents (radios du thorax, scanner …). Vous pourrez amener des compte-rendu d’autre spécialistes, comme par exemple ceux de votre cardiologue. Je vous rappelle qu’il y a souvent des interactions entre les pathologies (le cœur et les poumons étant intimement liés). Il est également indispensable de préparer une liste des médicaments que vous prenez ainsi que d’éventuels comptes-rendus d’hospitalisations. 

Déroulé de la consultation chez le pneumologue 

Vous devez également être prêt à poser autant de questions que nécessaire pour bien comprendre votre état et la marche à suivre. Je conseille souvent à mes patients d’écrire les questions qu’ils veulent poser. En effet, les consultations se déroulent toujours beaucoup plus vite que l’on ne le pense au départ. Par conséquent, on oublie beaucoup de choses à demander si on ne les a pas écrites. 

 À l’avance. En voici quelques exemples : 

  • Quelle est la cause de mes symptômes ? 
  • Ce que je fais aggrave-t-il mes symptômes ? 
  • Quels types d’examens sont nécessaires, et en quoi consistent-ils ? 
  • Que nous apprennent les tests et examens réalisés ? 
  • Quelles sont mes options de traitement ? 
  • Quels sont les taux de réussite des traitements ? 
  • En combien de temps puis-je savoir si un traitement est efficace ? 
  • Quels sont les risques et les effets secondaires possibles ? 
  • Qui dois-je appeler si je ressens des effets secondaires ? 
  • Y a-t-il des choses que je dois éviter pendant le traitement ? 
  • À quelle fréquence ma maladie respiratoire doit-elle être surveillée ? 
  • Que peut-il se passer si je retarde ou évite le traitement ? 

Il n’y a pas de mauvaises questions ni de questions bêtes en médecine. Si vous n’obtenez pas les réponses dont vous avez besoin ou si vous avez des doutes sur le déroulement du traitement, n’hésitez pas à demander un deuxième avis. 

 
Conclusion 

Et voilà, j’espère avoir fait le tour de la question concernant le pneumologue

Vous aurez pu vous apercevoir que c’est une spécialité très dense, très complète et passionnante. 

Vous comprenez maintenant pourquoi votre médecin traitant vous envoie parfois chez le pneumologue. En effet, il sait beaucoup de chose bien évidemment, mais il ne peut pas tout savoir non plus. Il n’a pas non plus les outils diagnostic nécessaires, et vous avez vu qu’ils sont multiples pour le pneumologue. 

Et vous avez vu également que les traitements sont très nombreux dans cette discipline. Cela va d’un traitement classique de l’asthme sans difficultés particulières, à la pneumologie interventionnelle hyper-complexe en passant par des pneumologues parfois hyper-spécialistes dans un domaine très pointu.  

Article écrit le 17 mai 2022 par Docteur santé

Cette page médicale est une source d’information comme bien d’autres et ne détient pas forcément la vérité absolue. Si cette page répond à des questions que vous vous posez, il est impératif cependant d’en parler secondairement à un médecin pour qu’il vous confirme et vous explique vos problèmes médicaux et leurs prises en charge. Internet est sans doute une source d’information très précieuse pour vous, mais seul un médecin (médecin traitant ou spécialiste) peut faire la part des choses et vous soigner correctement.